Joyaux ailés
Les papillons sont incontestablement les insectes les plus appréciés. Mais avant de devenir ces beaux joyaux ailés, ils traversent plusieurs stades larvaires, à l’état de chenille. Et pour beaucoup d’espèces, celle-ci dépend d’une seule plante, de quelques espèces végétales ou d’une famille particulière : ce sont les plantes-hôtes. Sans elles, le cycle du papillon ne peut tout simplement pas s’accomplir.
La chenille du Demi-deuil (Melanargia galathea), par exemple, se nourrit de différentes graminées (dactyle aggloméré, agrostide commune, brome dressé, molinie…). Chez les Mélitées, plusieurs espèces sont quant à elles liées aux plantains, plantes communes de nos pelouses et de nos prairies, sur lesquelles leurs chenilles se développent.
Ces herbes que l’on qualifie volontiers de « mauvaises », que l’on tond ou que l’on arrache, sont pourtant indispensables à l’existence de certains papillons.
Préserver les papillons ne consiste donc pas seulement à leur offrir des fleurs à butiner. C’est aussi laisser une place aux plantes dont dépendent leurs chenilles, accepter une herbe un peu plus haute, une végétation spontanée, des espaces qui échappent parfois à notre désir d’ordre.
Voici quelques-uns de ces papillons communs, dans leur différents stades de vie, photographiés au fil de mes rencontres chez moi et ailleurs, que prairies, bords de chemins et jardins peuvent encore accueillir lorsque la végétation spontanée y conserve sa place.